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Le prof : C'est Leibniz qui le premier a démontré l'insuffisance de la conception cartésienne de la conscience (ou cogito). Pour Descartes, conscience et pensée étaient intrinsèquement mêlées dans le cogito de telle manière que tout ce que nous pensions nous en avions immédiatement conscience. Leibniz dissocie quant à lui pensée et conscience en affirmant que bien que nous pensions toujours nous ne sommes pas toujours conscients de ce que nous pensons. C'est le cas des petites perceptions qui le conduit à avancer cette thèse. Il faut distinguer celles-ci des aperceptions ou perceptions réfléchies, ces dernières étant ce que nous reconnaissons comme étant les perceptions que nous avons, ce dont on a proprement conscience. Comment puis-je avoir des perceptions et ne pas savoir que je les ai ? Il y a une première raison : j'ai certaines perceptions, mais j'y suis tellement habitué ou suis tellement captivé par autre chose que je les ignore. Leibniz affirme que nous sommes à tout moment assaillis par une infinité de perceptions ; une sélection parmi celles-ci est donc nécessaire. La seconde raison, que Leibniz développe plus amplement, est la suivante : il y a certaines perceptions en moi qui sont trop faibles pour parvenir à la conscience. Suivons l'argument de Leibniz en nous appuyant sur son exemple privilégié, celui du brut de la mer. Nous avons des petites perceptions de chaque vague, de chaque goutte peut-être ; ces perceptions s'agrègent, formant ainsi des perceptions plus globales qui, si elles dépassent un certain seuil d'intensité, parviennent à la conscience. Autrement dit, si nous demeurons en deçà de ce seuil, nous n'aurons pas conscience du bruit de la mer mais nous n'en continuerons à en avoir des petites perceptions. Leibniz fait plus ici que limiter les pouvoirs de la conscience car il explique l'émergence de la conscience à partir de l'inconscient.

DRINGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG

Le prof : Bien ! Le cours est terminé pour aujourd'hui. Je vous demanderais de rédiger une dissertation sur la définition que Freud apporte à la question qu'est l'inconscient.
Les élèves [en ch½ur et souriant] : Oui.

Assis au deuxième rang d'un des amphithéâtres de sa faculté, Anahy rangea ses affaires dans son sac à bandoulière, se leva et quitta la salle après avoir dit un « au revoir » à son professeur qui fit de même. Regardant sa montre qui affichait midi, elle décida d'aller rejoindre sa meilleure amie qui se trouvait à l'université de droit, juste à côté. Anahy se dirigea vers les portes et sorti du bâtiment. Elle traversa ensuite une longue allée de pierres rondes qui rejoignait en un rien de temps l'autre université. Quelques instants plus tard, Anahy aperçut son amie, l'attendant près d'un arbre, son sac sur l'épaule gauche.


Lena [avec un sourire] : Salut !
Anahy [souriante elle aussi] : Hey !
Lena : Ta matinée s'est bien passée ?
Anahy :
Comme d'hab' ! Et toi ?
Lena : Tranquille.
Anahy : Alors tu as cours cet aprèm ?
Lena : Malheureusement oui ! Le prof n'est plus malade.
Anahy : Ok ! Dommage pour toi ! Et jusqu'à quelle heure ?
Lena : Je reprends à 13h30 et finis à 14h30. Je te rejoins direct à l'appart' !
Anahy : Pas de problème !
Lena [mettant une main sur son ventre] : Et si on allait manger ? Je commence à avoir un peu faim, moi !
Anahy : Ouais, ce n'est pas bête !

Les deux amies se rendirent en face où se trouvait la cafétéria universitaire. Une fois rassasié, elles se posèrent dans le parc, sur l'herbe. Les deux jeunes filles en profitèrent pour parler de l'anniversaire de Lena qui approchait à grand pas.

Lena : Je ne veux pas un grand truc ! Une petite soirée entre amis, suffit !
Anahy : Comme ce que l'on a fait pour moi, en gros !
Lena : Oui.
Anahy : Ok ! Bah on a cas organiser ça ce week en !
Lena : Dac !

Après un petit instant.

Lena [se levant d'un coup] : Bon ! Il faut que je retourne en cours, moi !
Anahy : Bon bah moi, je vais rentrer à l'appart. Je vais faire un peu de ménage et quelques courses. [baissant la tête] Puis si j'ai le temps, j'irai le voir...
Lena [avec un regard triste] Ah...Tu...lui diras bonjour de ma part.
Anahy [relevant la tête] : Oui.

Lena laissa Anahy et parti à son prochain cours qui était du droit. Quand à Anahy, elle se dirigea vers le parking où elle retrouva sa petite 307 noire. Après l'avoir ouvert, elle s'assit à l'intérieur et rentra à son appartement. Une fois arrivée à destination, Anahy posa son sac de cours dans sa chambre, se changea afin de mettre une tenue confortable pour faire le ménage. Anahy commença par s'occuper de la poussière pour enchaîner ensuite par l'aspirateur et la serpillière. Elle finit par faire les vitres. Après un ménage fait de fond en comble, Anahy s'accorda une petite pause en buvant un grand verre d'eau. Même pas cinq minutes plus tard, elle partit faire des courses au super marché qui se trouvait à quinze minutes en voiture. Une heure plus tard, la jeune fille était de retour chez elle. Elle rangea ses courses et fila à la douche ayant eu beaucoup chaud. Alors qu'elle sortait tout juste de la salle de bain, le téléphone sonna. Anahy alla donc décrocher.

Anahy : Oui allo ? Anahy à l'appareil !
... : Bonjour oui. Mademoiselle Schneider ? Je suis madame Mansfiel. Je vous appel au sujet de l'émission Magic Dreams dont vous nous avez envoyer votre candidature.
Anahy [surprise] : Eum...oui.
Mme Mansfiel : J'ai donc l'honneur de vous annoncer, que c'est vous qui avez gagner.
Anahy [sans voix] :...
Mme Mansfiel [étonnée d'avoir aucune réaction de la part de son interlocutrice] : Eum...vous êtes toujours là ?
Anahy [reprenant peu à peu ses esprits] : Oui oui.
Mme Mansfiel : Parfait. L'émission débutera dans une semaine. On vous contactera pour vous donner plus d'infos et vous dire quand l'équipe d'électriciens viendra installer les caméra et micros. Bien entendu, on fera en sorte que ce soit un moment où votre ami ne sera pas présente pendant un long moment.
Anahy : Ok.
Mme Mansfiel : Avez-vous des questions ?
Anahy [réfléchissant] : Eum non, je ne crois pas.
Mme Mansfiel : Bon et bien dans ce cas je crois que je vais vous laisser. Je vous re-contacterais dans la semaine. Au revoir.
Anahy : Oui. Au revoir.

Anahy raccrocha. Elle avait encore du mal à croire que c'était elle qu'on avait choisit, enfin Lena. La jeune fille resta un moment surprise n'y croyant toujours pas. Au bout d'un moment, elle finit par se faire à l'idée. Regardant son portable qui affichait 17h30, Anahy vu qu'elle avait le temps pour aller le voir. Elle prit donc son sac à main, ses lunettes de soleil, son portable et se dirigea vers sa voiture garer sur le parking près d'un arbre.
Vingt minutes plus tard, Anahy arriva à destination. Une fois sorti de sa voiture elle fit face à un grand bâtiment blanc. L'hôpital.

... : Bonjour mademoiselle Schneider !
Anahy [avec un visage impassible] : Bonjour ! C'est toujours la même chambre ?
L'infirmière [souriante] : Non, il n'est plus en soin intensif. C'est la chambre 302.
Anahy [apparemment soulagée] : Bien, merci.
L'infirmière : Eum...il...
Anahy [la coupant] : Désolé je n'ai pas beaucoup de temps, donc j'aimerai le voir un petit peu.

Anahy se dirigea vers l'ascenseur, sans donner la peine à la femme de lui répondre quoique ce soi et appuya sur le bouton indiquant le troisième étage. Entre ses quatre mur, Anahy était seule, perdue dans es pensées. Des images défilèrent dans sa tête. Des images du passé. D'elle. De lui. D'eux. Les yeux de la jeune fille s'embuèrent vite de larmes, cependant ils ne coulèrent pas. Anahy détestait pleurer. Pour elle, cela était une forme de faiblesse. Quand elle entendit le « Ding » de l'ascenseur qui indiquait qu'elle était au troisième étage, elle passa ses mains sur ses yeux afin d'enlever les larmes qui rendait sa vu flou. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Anahy se dirigea vers la chambre 302. Après avoir respiré un bon coup, elle toqua.


... : Oui ?
Anahy : C'est moi ! Je peux entrer ?
... : Oui, vas y entre !

La jeune fille ouvrit donc la porte et entra dans la chambre. Assis dans un lit, un jeune homme brun aux yeux d'un noir profond, était assis, un livre à la main. Quand il aperçut la jeune fille, il afficha un sourire. Anahy regarda droit dans les yeux le jeune homme et fit elle aussi un sourire. Puis elle s'approcha du lit, et finit par s'asseoir sur une chaise qui se trouvait à côté. Les deux jeunes se regardèrent un moment dans les yeux, jusqu'à ce qu'un des deux se décide à parler.


... : Tu t'es enfin décidé à venir...
Anahy : Benoît...tu sais très bien que...
Benoît [souriant et la coupant] : Oui, je sais t'inquiète ! Je voulais juste t'embêter un peu !
Anahy [souriant légèrement] : Comme d'hab' quoi !

Après un petit silence où tous deux se regardaient en souriant :


Anahy [d'un ton moqueur mais gentil] : On dirait que tu es plus shouté que d'hab' !
Benoît [souriant] : C'est bien pour ça que tu m'as surnommé ton p'tit shouté d'la vie ! Et puis je t'ai déjà dit que je ne me shoutait pas !
Anahy [souriante] : Mouais c'est ce que tu dis ! Je n'ai aucune preuve de ce que tu avances !
Benoît : Demande aux médecins ! Eux ils doivent bien savoir depuis le temps qu'ils me connaissent et tous les test que j'ai subit !
Anahy [perdant son sourire et regardant le jeune homme sérieusement] : En parlant de médecin...ils ont dit quoi ?

Le jeune homme regarda Anahy droit dans les yeux. Il avait toujours un sourire affiché aux lèvres, pour tenter de rassurer la demoiselle, mais il s'avait que ça ne servait à rien.


Benoît [comme si de rien n'était] : Tout ne tient que sur un fil. Mais ce n'est pas important. [Changeant directement de sujet] Tu verrais les belles infirmières qu'il y a ! J'aimerai venir plus sou...

PAF !

Le jeune homme venait de recevoir une claque de la jeune fille qui s'était levé de sa chaise et le regardait droit dans les yeux. Il la regardait étonné mais surtout il comprenait sa réaction. Il souriait légèrement et allait dire quelque chose, mais Anahy le devança.


Anahy [s'écriant, énervé] : ça t'amuse ! Tu trouves ça drôle de dire ça ! Pourquoi tu fais ça ? Tu...tu...grrrr tu m'énerves !

Anahy quitta la chambre précipitamment. Elle savait que si elle restait plus longtemps, elle allait dire des choses que plus tard elle pourrait regretter. En peu de temps, Anahy était sorti de l'hôpital et était arrivé à sa voiture. Elle l'ouvrit et entra dedans. Puis, elle éclata en sanglot.
Toujours assis dans son lit, Benoît était silencieux. Il n'en voulait pas à la jeune fille d'être parti ainsi. Il savait qu'elle souffrait beaucoup. Lui aussi souffrait, de savoir que sa mort était proche.




Verdict ?
J'avoue, ça met un peu de temps à se mettre en place,
mais c'est le début...
Je vous promet une suite promettante ^^
Avez-vous des questions?
Pour commencer, j'aimerai
70 com's
Je sais, c'est beaucoup, mais c'est comme ça
Et puis vous en êtes capable^^
Küss et danke pour vos com's^^



PS: La présence du personnage de Benoît est très importante pour moi.
Il s'agit de mon meilleur ami, de quelques éléments de sa vie, de ma vie, de notre vie.
Vous les découvrirez un peu au fur et à mesure.
( Bien sûr quelques éléments à son sujet seront sûrement inventé
pour le besoin de la fiction).


Merci à mon couz' préféré d'avoir mis le 100ième com's ^^

# Posté le mardi 13 mai 2008 12:02

Modifié le jeudi 19 mars 2009 14:53

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